Bilan de la 5e édition des journées CNES Jeunes Chercheurs ou JC²
28 et 29 septembre 2005 - Centre Spatial de Toulouse

>> site web des JC² 2005

Retour sur les journées jeunes chercheurs

Certains étudient les effets de la micropesanteur sur la circulation sanguine, d’autres imaginent les nanotechnologies qui permettront d’améliorer les performances des lanceurs futurs ou préparent l’interprétation des données obtenues par Corot. Leur point commun ? Tous sont titulaires d’une bourse financée par le CNES. Les 28 et 29 septembre derniers 61 jeunes chercheurs, doctorants ou post-docs, se sont retrouvés au CST pour l’édition 2005 des JC2. L’occasion de rencontrer parmi les 177 participants des ingénieurs maison, des industriels et des universitaires, l’opportunité de découvrir une myriade de sujets de doctorats et, pour certains, de faire leurs premiers pas sur le centre.

Pendant deux jours Léonard de Vinci a pris des allures d’amphi. Après une allocution de David Assémat et une présentation du CNES par Alain de Leffe, place aux idées et travaux d’une soixantaine de jeunes chercheurs qui planchent dans différents laboratoires grâce aux bourses co-financées par le CNES.

Pour cette 5e édition, les présentations étaient organisées autour de trois thématiques : l’Espace au service des hommes, Transports et véhicules et Espace et sciences. Un par un les étudiants se succèdent à la tribune. Trois minutes pour résumer plusieurs mois de recherche sur des sujets aussi pointus que « La caractérisation des propriétés optiques des matériaux urbains à partir d’images aéroportées » ou encore « La modélisation et l’observation de l’activité cryovolcanique sur Titan » : l’exercice se révèle parfois acrobatique. Mais les sessions « posters » sont là pour susciter davantage d’échanges avec les ingénieurs du CNES, les industriels ou les scientifiques présents.

Quant aux conférences et visites elles permettent de donner un nouvel éclairage sur les activités du CNES. Au programme cette année : la visite d’Intespace, du laboratoire composants, du laboratoire des horloges atomiques, du banc système de transmission, du laboratoire d’imagerie spatiale, du hall d’intégration « ballons » , de la salle de contrôle principale et du centre de mission Cospas-Sarsat. Ce panorama très riche était complété par trois conférences autour de Mercator, des lanceurs du futur et des premiers résultats de Cassini Huygens.

« Ces journées permettent de suivre l’activité d’un grand nombre de boursiers avec lesquels nous ne sommes pas forcément en contact le reste de l’année, explique Francis Rocard, venu proposer cette promenade au cœur des anneaux de Saturne et sur Titan. Cela permet également de découvrir les travaux qui sont menés dès aujourd’hui dans les labos sur les technologies du futur, comme les MEMS (1), ces microtechnologies qui arrivent actuellement dans le spatial ».

 

De la thèse à l'emploi

Erwann confirme : « J’ai appris beaucoup de choses sur les lanceurs, les systèmes électriques ou l’exploration de Titan, des domaines qui ne sont pas directement liés à ma thèse sur l’utilisation de la télédétection dans l’étude des interactions entre végétation et changement climatique ». Doctorant à l’Institut National de la Recherche Agronomique/Avignon, il compte enchaîner sur un post-doc mais s’inquiète des débouchés. « Avec en moyenne 20 candidats pour un poste de chargé de recherche, je ne suis pas à l’abri de me retrouver un temps au chômage, dit-il. C’est vrai qu’avec un doctorat, j’espérais pouvoir trouver plus facilement un emploi ». Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une table ronde « De la thèse emploi : un objectif, un parcours », lieu d’échanges fructueux entre jeunes chercheurs, industriels, universitaires et anciens boursiers du CNES.

Le CNES dispose pour l’instant de peu de statistiques sur le devenir professionnel de ses jeunes chercheurs. « Nous leur conseillons de ne pas attendre la fin de la 3e année de thèse pour chercher un emploi, explique Luc Lapierre, président cette année du comité des programmes des JC2. Mais une fois leur thèse obtenue ils ne donnent pas forcément de nouvelles. Or leurs tuteurs au CNES et nous-mêmes sommes là pour les aider. Il ne faut pas qu’ils hésitent à garder le contact». Alors, à quand l’association des anciens jeunes chercheurs du CNES ?

Nathalie Journo

(1) Micro-Electro-Mechanical Systems

Neuf mois de préparation

Réunir sur deux journées l’ensemble des boursiers CNES n’est pas une mince affaire, ne serait-ce que parce que ces jeunes effectuent leurs recherches dans des laboratoires disséminés un peu partout en France. Recensement des sujets de thèse et de post-doctorat, édition d’un CD rassemblant toutes les présentations, inscriptions, élaboration du programme de visites et de conférences, communication sur ces journées, élaboration d’un site internet dédié, détermination des thématiques, relecture des contributions des boursiers, logement, transport…: neuf mois sont nécessaires pour mettre sur pied cette manifestation. Alors, avant que l’équipe ne se remette à plancher sur les JC2 2006, donnons un coup de chapeau aux agents qui ont participé activement à cette 5e édition, que ce soit au sein du comité de programme ou d’organisation : Luc Lapierre, Gérard Albano, Frédéric Breu, Franck Durand-Carrier, Alain Giros, Francis Rocard, Jean-Luc Roux, Michel Rouze, Francois-Xavier Boisserie, Thierry Jamin, Catherine Lemaréchal, Michel Puech, Isabelle Sahl et Catherine Lambert, avec le précieux support de Maria Ilien de la société Carte Blanche.

 

Liste des gagnant et accessits

 

Session ESH    

1) Fatima Karbou

2) Sophie Lachérade

 

Session TV  

1) Thomas Fontfreyde

2) Aitziber Anakabe

 

Session ES  

1) Paul Leroy

2) Marc Antoine Dupret